malversations financières , gabegie, chiens négligés , voire même euthanasiés a tour de bras
décidémént que de mauvaise foi en l homme qui ne cesse de profiter de l animal même en détresse hélas
Quand la SPA laisse tuer les chiens et les chats
« La SPA est devenue une société prestataire de mort ». Depuis son éviction du siège de présidente de l'antenne toulousaine de la SPA en 1997, le docteur Maryse Bousquet est en croisade.
Son combat? Dénoncer les dérives qui au fil des années ont, à son avis, éloigné la Société protectrice des animaux de ses finalités premières de sauvetage, protection et d'amour des bêtes.
Ce combat tous azimuts lui a déjà valu des démêlés avec la justice. Lundi, elle a gagné devant le tribunal correctionnel de Toulouse le procès en diffamation que lui avaient intenté les instances dirigeantes de la SPA (lire « La Dépêche du Midi » du 2 mai). Infatigable, elle est également à l'origine d'une plainte pour « escroquerie, abus de confiance et détournement de legs ». (lire ci- dessous).
En dénonçant, lundi, une Société protectrice des animaux, devenue « prestataire de mort », le Dr Bousquet a choisi de s'attaquer au mariage, à son goût contre nature, qui lie la SPA à la SACPA, une société anonyme dont la raison sociale a de quoi faire frémir les amis des bêtes.
Implantée à Pinderes, dans le Lot- et-Garonne, la SECPA est en effet, selon le registre du tribunal de commerce du Lot-et-Garonne, spécialisée dans « la capture, l'effarouchement acoustique, la répulsion mécanique et l'euthanasie de tous les animaux et notamment les pigeons. Ainsi que dans la fabrication, la vente, la location et le négoce de tous produits concernant l'espèce animale et notamment du matériel de capture, transport et d'euthanasie ».
LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES...
Pour Serge Beulay, vétérinaire et président national de la SPA, ce partenariat avec une société privée a été imposé par la loi sur les animaux du 1er janvier 1999. Cette loi interdit en effet à la SPA d'assurer directement le ramassage, la capture et la mise en fourrière des animaux errants. « Pour ne pas laisser le champ libre à des sociétés privées, la SPA a été contrainte de créer une structure commerciale parallèlement à sa structure associative », explique le Dr Beulay.
Au cours de l'année 1999, la Société protectrice des animaux s'est donc associée avec la SACPA pour racheter « Chenil-Service ». Pour 7 MF, la SPA, via sa structure commerciale, est devenue propriétaire de 60 % du capital de cette société, les 40 % restants revenant à la SACPA.
A l'arrivée, à l'exception de l'Ile-de- France où la SACPA a conservé le marché des fourrières, « Chenil- Service » a récupéré la gestion des fourrières municipales qui était autrefois assurée par la SPA. Contacté hier par téléphone, Jean-François Fonteneau qui porte la double casquette de PDG de la SACPA et de « Chenil-Service » refuse d'apparaître comme un bourreau de chiens et de chat: « Nous récupérons environ 50.000 animaux par an. 80 % de cette population connaît un devenir favorable ». Mais 20 % de ces animaux sont finalement euthanasiés par une structure dans laquelle la SPA est actionnaire majoritaire. Une réalité qui est aujourd'hui devenue insupportable pour une partie des bénévoles de la société protectrice des animaux qui croyaient en toute bonne foi oeuvrer pour « le sauvetage, la protection et l'amour des animaux ».